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Les années 1950 marquent malheureusement le clivage entre la majorité blanche et les minorités noires aux Etats-Unis. De ce fait, de nombreuses communautés se forment où les gangs gagnent en importance sociale. C’est pendant ce temps que la musique noire Américaine nous raconte son histoire. La culture hip hop voit le jour et narre les tensions sociales, raciales et politiques de l’époque. Mais quel rôle joue Sylvia Robinson ? Zoom sur la chanteuse de rythm and blues.

Ce que tu dois savoir du Hip Hop

Tout d’abord, la musique, est la forme la plus répandue du hip-hop. Elle apparaît pour la première fois sous la forme du « rap ». Sa particularité ? C’est un fond musical qui permet de raconter une histoire pour évacuer la haine ou la colère par le chant. En effet, cette expression vocale prendra vite de l’ampleur puisqu’elle va se dévier vers la danse, que les anciens connaissent sous le nom de « Smurf ». De plus, nous pouvons noter des perspectives d’évolution quant à la danse. Nous identifions désormais 3 disciplines à savoir la danse debout, le breakdance où les danseurs « tournent la tête » et le new style où chacun s’exprime à sa façon. Cependant, le hip-hop connaît également d’autres formes artistiques. Par exemple, l’expression graphique. Les peintures, et écritures réalisées sur des murs à bombe. Comment Sylvia Robinson s’est elle appropriée ce style ? Réponse juste en bas.

Sylvia Robinson, pionnière du Hip Hop ? Qui est-elle réellement ?

Née le 6 mars 1939 à New-York, Sylvia Robinson est une chanteuse de Rythm and Blues, compositrice et productrice de Musique Américaine. D’ailleurs bon nombre de ses titres figurent dans le Hit Parade durant les années 1950 et 1970. En ce temps là, elle dirige également les labels All Platinum Records et Sugar Hill Records. Sylvia Robinson n’est malheureusement pas assez connue, et pourtant elle a été une des premières femmes à s’orienter vers la production discographique.

Sweet Stuff : Sylvia, Francesco Bearzatti, John Coltrane, Ulf Wakenius and  more.
Sylvia Robinson – Source : francemusique.fr

Rapper’s Delight” – un titre à la hauteur de Sylvia Robinson

Tu connais très certainement ce son, ou du moins tu l’as déjà entendu quelque part ! Eh bien dis-toi que le succès de ce single vaut à la productrice le surnom de « mother of hip hop » (mère du mouvement hip-hop). « Je ne connaissais rien à ce style musical. Mais à la minute où je l’ai entendu, je savais qu’il ferait un tube. Et j’ai permis à de nombreuses personnes de gagner beaucoup de millions », expliquera-t-elle au magazine « Vanity fair » en 2005. 

Sylvia Robinson, pionnière du Hip Hop ? Vendu à plus de 15 millions d’exemplaires, je vais te raconter son histoire :

C’est en 1979 que Sylvia Robinson est conviée à une soirée pour célébrer son anniversaire ! C’est à ce moment là qu’elle découvre le rap. Un genre musical qui a vu le jour dans les années 70 dans l’arrondissement du Bronx. Conquise, elle décide spontanément d’enregistrer une bande son avec des musiciens, et se lance dans une première composition. Ensuite, elle fait la connaissance de trois chanteurs (amateurs) : Wonder Mike, 21 ans, Master Gee 16 ans et Henri Jackson ! Sylvia Robinson décide de les embaucher et les rappeurs enregistrent Rapper’s Delight en un après midi ! Le trio est désormais connu sous le nom de The Sugarhill Gang, en référence à leur principal label Sugar Hill Records. Par la suite, rien n’arrête Sylvia Robinson. Celle-ci continue à produire des artistes magistraux, comme Grandmaster Flash, Funky Four Plus One et West Street Mob, groupe de son fils.

The Sugar Hill Gang – Rapper’s Delight

Afin que tu te fasses une idée du single, je te laisse apprécier ce moment :

The Sugar Hill Gang – Rapper’s Delight

Que peut-on conclure? « Le premier groupe rap manufacturé par une femme, ça aurait dû faire un bide. Au lieu de ça, Sylvia Robinson a créé un monument de la pop. A l’époque, pourtant, beaucoup de rappeurs lui ont reproché d’avoir créé un boys band pour amuser le public blanc », observe Olivier Cachin. (Journaliste RapLine sur M6).

Hollywood : un hommage pour Sylvia

Ayant vendu près de 25 millions d’albums et rassemblé 26 disques d’or, Sylvia Robinson est décédée en 2011, dans l’indifférence totale ! Heureusement, Hollywood tente de lui rendre hommage en diffusant son histoire dans un biopic produit par Paula Wagner. En effet, il ne faut tout de même pas oublier que Sylvia a inspiré le soap-opéra « Empire » aujourd’hui diffusé sur Fow, et maintenant en France sur W9. Et effectivement, Empire est la seule série depuis plus de  20 ans, à avoir gagné des téléspectateurs lors des premiers épisodes. Mieux encore, elle a réuni 16,7 millions de téléspectateurs pour le dernier épisode de la saison. Son personnage ? La matriarche Cookie Lyon, manteau léopard et caractère explosif.

Cookie Lyon - Wikipedia
Cookie Lyon – personnage inspirée de Sylvia dans “Empire”

Sylvia Robinson, pionnière du Hip Hop ? Dis-moi ce que tu en penses ! Il faut dire que son talent pour l’improvisation nous aura valu de très bons sons que nous adorons écouter aujourd’hui pas vrai ? Cependant, si tu souhaiterais prendre connaissance d’une autre icône au caractère bien trempé, je te laisse ce lien : https://epona-project.com/2021/02/08/gabrielle-chanel-couturiere-visionnaire-du-20e-siecle/

Pour en savoir plus :

https://www.marieclaire.fr/,qui-est-sylvia-robinson-la-femme-qui-crea-le-hip-hop,801698.asp

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