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Elisabeth Boselli, mais qui est cette femme au passé rayonnant et motivant? Avant d’en parler, nous allons un peu discuter toi et moi. Toi aussi lorsque t’étais petite, on te faisait comprendre qu’il y avait des métiers exclusivement réservés aux hommes ? Policier, pilote, médecin, soldat ? Pourtant en théorie, les hommes et les femmes peuvent faire les mêmes études pas vrai ? Alors selon toi, pourquoi on ne parle pas de métier mixte ? La loi de 1965, qui célèbre aujourd’hui ses 50 ans, a ouvert la porte à l’émancipation féminine. Avant elle, une femme ne pouvait pas travailler sans l’accord de son mari ni ouvrir de compte en banque à son nom propre. C’est incroyable !

Mais ce n’est pas tout. Pendant très longtemps, les femmes ne pouvaient pas exercer le métier qu’elles voulaient.. Heureusement que certaines ont osé braver les « interdits ». C’est pourquoi aujourd’hui j’ai décidé de faire honneur à Elisabeth Boselli. Si tu ne la connais pas, c’est l’occasion pour toi de découvrir une femme brillante et brave. Portrait sur celle qui fut détentrice de 8 records du Monde.

Elisabeth BOSELLI
Elisabeth Boselli

Elisabeth Boselli, la première femme titulaire d’un brevet de pilote de chasse

Née le 11 Mars 1914 à Paris, Elisabeth Boselli est première pilote de chasse de l’armée de l’air Française. Ayant obtenu un diplôme en Sciences Politiques, elle participe à une conférence, qui lui confère une nouvelle envie : l’altitude. C’est alors qu’elle obtient en 1938 un « Baptême de l’air » qui lui permettra par la suite de devenir… Pilote. Elle prend donc la décision d’adhérer à l’aéro club du 16e arrondissement de Paris. L’objectif du Club ? Faire découvrir l’aviation générale (aviation légère civile) et bon nombre de domaines qui entourent l’activité. Elle s’approprie alors un petit avion, et depuis, c’est l’exploit.

C’est alors à l’âge de 24 ans qu’elle finit par obtenir son brevet de pilote de tourisme, pour finalement poursuivre sur une formation de voltige. Cependant, la Seconde Guerre Mondiale est déclenchée, et donc la formation suspendue. Heureusement pour Elisabeth, cette contrainte est loin d’être un frein à ses ambitions. Elle devient malgré tout pilote d’avion pour la Croix Rouge et prend une part active à la Résistance aux côtés de Maryse Bastié, une autre aviatrice Française. Lors de la fin de la Seconde Guerre Mondiale, le Ministre de l’Air Charles Tillon, prend une sage décision : ouvrir des postes de pilote militaires pour les femmes. C’est à cette période-ci qu’Elisabeth enchaîne les trophées.

Une chronique de succès incroyables

  • Après avoir réussi haut la main un test, elle est officiellement autorisée à voler solo le 30 avril 1940.
  • Le 12 février 1946, Elisabeth Boselli obtient son brevet de pilote de chasse.
  • La seule pilote avec Suzanne Melk autorisée à voler au-dessus de la France sur Dewoitine 520 (Le Dewoitine D.520 est un avion de chasse français de la Seconde Guerre mondiale, réputé de nos jours comme le meilleur que la France ait pu aligner contre l’Allemagne lors de la bataille de France) Source : Wikipedia.
  • En 1947, elle obtient son brevet de vol à voile. C’est ainsi qu’elle obtient son premier record du monde à 4 900 mètres puis à 5 600 mètres en avril 1948.
  • Après un voyage aux Etats-Unis en 1951, Elisabeth Boselli passe un brevet de pilote d’hydravion en seulement 10 jours. Incroyable pas vrai ? C’est à ce moment même que l’armée de l’air la contacte pour l’intégrer à la future Patrouilles de France.
  • Un an plus tard, elle s’adjuge le record du monde féminin d’altitude, prélude à sept nouveaux records obtenus entre 1948 et 1955.
  • En 1952, elle intègre de nouveau l’aviation militaire.
  • Le 26 janvier 1955, à bord d’un Mistral, elle effectue le trajet Mont-de-Marsan/La Ciotat et bat le record du monde féminin en circuit fermé de 1 000 km avec une moyenne de 746,2 km/h.

Une pilote à multiples facettes

Cependant, il arrive que parfois tout ne se passe pas comme prévu. Maryse Hilsz décède suite à un accident mortel. Mais aussi, le budget consacré à l’armée de l’air est totalement réduit. Ces facteurs ont malheureusement fait mettre fin aux entraînements de vols féminins. Une fois expérimentée, Elisabeth Boselli propose de servir en Algérie. En juillet 1957, la jeune femme rendosse l’uniforme et rejoint l’escadrille de liaison aérienne 54, basée à Oued Hamimine. Elle réalise des missions de liaison dans des conditions très difficiles.  Son poste ? « Factrice du ciel » dans le but de distribuer du courrier pour les troupes au sol, dispersées sur tout le territoire algérien.

Après la fin de sa mission en Algérie, Elisabeth se lance dans une toute nouvelle aventure. « Elisabeth Boselli intègre un poste administratif au service de la navigation aérienne. Elle se retire du service actif en 1969 après avoir totalisé 900 heures de vol et 335 missions. Elle est titulaire de la Légion d’honneur, de la Croix de la Valeur militaire et de la Médaille de l’Aéronautique. » source : https://theatrum-belli.com/. Après toute cette carrière militaire à succès, elle intègre alors l’association les Vieilles Tiges et participe aux travaux de la commission d’Histoire et Littérature. Elle s’éteint à l’âge de 91 ans le 25 novembre 2005.

Son profil n’est pas le seul à avoir été retenu parmi les pionnières de l’aviation. Nous pouvons également mentionner Jacqueline Cochran, Jacqueline Auriol et Hélène Boucher. Néanmoins, Elisabeth Boselli aura marqué l’Histoire avec ses nombreux records. Aussi, si tu souhaites découvrir une autre pionnière dans le domaine musical, je t’invite à lire ce lien –> https://epona-project.com/2021/03/28/sylvia-robinson-est-elle-une-des-pionnieres-du-hip-hop/

Pour en savoir plus :

http://www.janinetissot.fdaf.org/jt_boselli.htm

Catégories : Blog

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